
Sebastiao SALGADO laisse un héritage unique en images de ses centaines de voyages à travers la forêt amazonienne mais aussi à travers la planète, du Rwanda à l’Indonésie, du Guatemala au Bangladesh, capturant avec son objectif des tragédies humaines comme la famine, les guerres ou les exodes.
Grand témoin de la condition humaine et de l’état de la planète, Sebastiao Salgado concevait la photographie comme « un langage puissant pour tenter d’établir de meilleurs rapports entre les hommes et la nature », rappelle l’Académie des beaux-arts dans sa biographie.
Marqué par les tragédies humaines qu’il a documentées, Salgado s’est tourné vers la nature avec Genesis, un projet de huit ans visant à montrer la beauté intacte de la planète. Avec Lélia Wanick, son épouse, il a également fondé l’Instituto Terra en 1998, transformant une terre dégradée du Minas Gerais en une réserve naturelle florissante, symbole d’espoir et de renaissance.
Il avait commencé sa carrière de photographe professionnel en autodidacte en 1973 à Paris, intégrant tour à tour les agences Sygma, Gamma et Magnum jusqu’en 1994. Il avait alors fondé avec son épouse une agence exclusivement dévolue à son travail, Amazonas Images, devenue leur studio. Ses photos ont été publiées dans la presse internationale et dans des magazines comme Life ou Time, et ont fait l’objet d’innombrables livres et expositions dans les musées.


